Chap 8 : Interventions (presque) divines – épisode 1 – Extrait

Je suis resté là, auprès d’elle, à la contempler sans discontinuer pendant des heures. Je sentais qu’elle était bien, qu’elle ne souffrait plus et qu’elle avait hâte de se réveiller et en même temps, pas tant que ça. Elle percevait tout ce qui se passait autour d’elle mais ne sentait plus du tout son propre corps, fraichement reconstitué. Et pour la première fois en plus de sept mois, elle pouvait enfin profiter de ces quelques heures sous anesthésie pour penser et rêver pour elle-même, sans crainte de se réveiller entre les mains d’un quelconque tortionnaire. Au bout d’un moment, je l’ai sentie remuer, signe qu’elle commençait à émerger doucement. Elle avait beau être étendue là depuis maintenant plusieurs heures, j’avais encore du mal à en croire mes yeux, tant j’avais attendu pour la retrouver. Finalement, elle souleva doucement ses paupières, me regarda puis, une fois passé l’engourdissement du sommeil, se jeta à mon cou, en me serrant de toutes ses forces. On ne se parla pas, pas même par télépathie, nous ressentions chacun la détresse de l’autre et le manque enfin comblé par nos retrouvailles. Nous restâmes simplement là, à nous regarder dans le blanc des yeux, profitant des bras de l’autre pour se rassurer, se réchauffer le cœur et surtout, se retrouver. Et après quelques dizaines de minutes de contemplation mutuelle, Caysha rompit enfin le silence de sa douce voix télépathique flottante : ʺ Les autres sont dehors n’est-ce pas ? ʺ

Moi : ʺ Oui, ils t’attendent. ʺ

Caysha : ʺ Dans ce cas, je ferais peut-être mieux d’aller les voir. ʺ

Moi : ʺ T’inquiète, il n’y a aucune urgence… ʺ

Caysha me sourit, m’embrassa puis se leva, un peu à reculons, pour reprendre une douche et passer des vêtements présentables. Pendant qu’elle s’habillait, je suis allé chercher le reste de la famille sur Ouranos, par téléportation, afin qu’on soit tous réunis pour l’accueillir. Mat avait finalement caché notre arche dans la partie de la galaxie de la Vierge qu’il avait déjà visitée car, sans le savoir universel de ma femme, tenter l’exploration d’un trou noir inédit relevait du suicide. Chose extraordinaire, tout le monde était si impatient de la retrouver que l’aller-retour ne me prit que quelques minutes, alors qu’en temps normal, les rassembler relevait de la gageure. Quoi qu’il en soit, une fois de retour, je sentis que ma pimousse cherchait encore le courage de sortir du Bohemian. Quand elle se décida enfin, elle n’eut pas le temps de réagir tant ils lui tombèrent vite dessus, l’inondant de bisous et autres câlins.

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