Chap 8 : Crimes et conséquences – épisode 3 – Extrait

Le soleil pointait quand nous prîmes position, main dans la main, aux abords du fameux cercle. Depuis le sien, Michaël essayait par tous les moyens de nous déstabiliser, vociférant, riant à gorge déployée… Mais heureusement pour nous, ma sorcière avait agrémenté le petit cercle qui le retenait d’une option silence absolu, du coup, il s’époumona dans le vide. Les six demi-anges en face de nous restèrent dignes et nous regardèrent dans les yeux, la tête haute, jusqu’à la fin. Après une grande inspiration, nous concentrâmes alors notre énergie dans nos mains libres, formant un arc de cercle brillant devant nous. Une fois la température atteinte, nous libérâmes la lame meurtrière et tous les corps tombèrent presque à l’unisson. La lame se dispersa très vite et Caysha envoya les corps rejoindre ceux de la fosse commune, à côté de notre ancienne base, par téléportation. Malgré son silence forcé, Michaël ne put s’empêcher d’applaudir et nous le laissâmes ruminer sa défaite complète tandis qu’Emeric lui énonçait tous les méfaits qu’il allait bientôt devoir expier – et il y en avait.

Soudain, il était presque 7h30, heure locale, quand Caysha et moi ressentîmes un choc énorme, comme si l’onde d’une gigantesque explosion venait de nous frapper de plein fouet – juste nous deux, très bizarre. Nous nous tenions alors la main et nous faillîmes en tomber à la renverse, tant la sensation fut puissante. Nous levâmes tous deux les yeux au ciel et avant même que je ne le réalise, ma pimousse nous avait téléportés au Chili, pour consulter l’un des plus puissants télescopes terrestres : le VLT – par chance, il était encore intact. Par contre, une fois orienté dans la bonne direction, nous n’en crûmes pas nos yeux : Ganymède, l’un des satellites de Jupiter, venait d’entrer en collision avec un astre encore inconnu, totalement invisible et apparemment, aussi gros que Vénus. Les débris partaient dans toutes les directions, dont la nôtre. Nous allions donc sous peu voir des astéroïdes gros comme un quart de notre lune – j’exagère à peine – débarquer sur Terre et nous rayer du système solaire par la même occasion. Jusqu’à présent, la possibilité qu’une planète encore inconnue de nos scientifiques gravite autour de notre soleil paraissait grotesque mais aujourd’hui, celle que nos ancêtres nommaient Nibiru ou Perséphone venait littéralement de pulvériser un autre astre sous nos yeux incrédules.

Ma sorcière n’en revenait pas. Surtout que cette planète fantôme seule ne pouvait expliquer toutes les perturbations gravitationnelles erratiques, clairement observables en temps réel, des autres corps alentours, dont Jupiter, qui était quand même le plus gros monstre de notre système – en dehors de notre étoile, évidemment. Il devait donc y avoir autre chose là-haut et à en juger par les frissons que nous ressentîmes en nous concentrant un peu, ça devait être proprement gigantesque. Vous vous doutez bien que nous ne sûmes pas comment réagir car là, ce n’était pas juste les humains qui étaient menacés, mais la planète toute entière. Franchement, nous avions déjà en partie échoué à contrecarrer les Enochiens alors, une armée d’astéroïdes exterminateurs je ne sais combien de fois plus gros que celui qui avait tué les dinosaures ? La Terre allait y rester, c’était certain !  Etait-ce ça le fameux ciel rouge, vu dans toutes les prémonitions de ma femme ? Si oui, il allait nous tomber dessus bien avant la fin de l’année. Nous devions prendre une décision rapide. Nous téléportâmes donc toute notre équipe auprès de nous, histoire d’avoir tous les avis possibles.

Luc, stupéfait : ʺ C’est pas possible ! La dernière fois que Nibiru est passé à côté, on a vraiment eu chaud mais là, on sort d’une extinction pour finalement se faire exploser ?! ʺ

 

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