Chap 7 : Poursuite – épisode 3 – Extrait

Enfin bon, pour en revenir à notre exploration du poste de pilotage de l’épave du gros bleu, après examen, il s’avéra que l’ordinateur de bord était encore relativement intact et ses composants, même oxydés, toujours à peu près fonctionnels. En fait, la seule chose qui apparemment lui manquait était une source d’énergie. Scylla se basa donc sur la position de nos bracelets pour nous envoyer un générateur auxiliaire portable, par téléportation, afin que Luc, Fred et moi tentions un raccordement – après tout, de l’électricité c’est de l’électricité, non ? La salle de contrôle disposait déjà de toutes sortes d’outils adaptés aux équipements présents, il ne nous ʺ restait donc plus ʺ qu’à les utiliser pour tout connecter ensemble. Seulement voilà, notre seul ʺ MacGyver ʺ maison étant prisonnière on ne savait où, l’exercice se révéla bien plus compliqué que sur le papier. Surtout avec juste deux cerveaux et demi, le mien comptant pour du beurre vu tout ce qui lui passait au travers. Pour vous donner une idée, nous  galérâmes pendant plus d’une heure, rien que pour atteindre le câble d’alimentation du machin, sans tout bousiller. Honnêtement, de devoir y aller en douceur me frustra tellement que, dans un mouvement un peu trop brusque, j’ai littéralement explosé la paroi à notre gauche, simplement en voulant bouger un siège qui me gênait, déclenchant une tempête de poussière glacée tout autour de nous, au passage. Bien sûr, le siège en question passa au travers, manquant de toucher le Bohemian, qui n’était pas très loin derrière – au moins maintenant, ma sœur pouvait nous voir…

Evidemment, Fred ne put s’empêcher de me crier dessus, se permettant un ton qui aurait pu être très mauvais pour sa santé, étant donné mon état d’esprit à ce moment-là. Pour une fois qu’il avait raison, j’entends encore ses mots résonner dans ma tête : ʺ Non mais ça va pas ?! C’est pas parce qu’on a accepté de risquer nos vies qu’il faut que ce soit toi qui nous tue ! Alors tu te calmes et tu fais attention à ce que tu fais ! ʺ Heureusement pour lui, je répondis à son agression verbale par un regard de chien battu, mêlé de colère, comme un enfant qu’on viendrait de gronder trop fort. J’en eus même les larmes aux yeux, tandis que je m’excusais platement en pensant à Scylla que j’aurais pu blesser – du moins, si notre navette n’avait pas été équipée d’un bouclier et d’un sort la protégeant de mes maladresses. Finalement, Luc me prit dans ses bras, absorbant assez de mon énergie négative pour me permettre de me remettre au travail, le plus doucement possible. Nous bricolâmes ce satané ordinateur plusieurs heures durant et après un nombre d’échecs suffisamment important pour que je ne m’en souvienne plus, nous parvînmes enfin à l’allumer durablement. Pour tout vous dire, nous luttâmes sur cet engin si longtemps, que nous en épuisâmes nos réserves d’oxygène. Nous dûmes donc les renouveler avant de poursuivre plus avant.

Quoi qu’il en soit, une fois en marche, j’eus la stupéfaction de découvrir que la langue du navigateur principal n’était pas celle pratiquée par la Guilde mais celle d’Egoran, que je connaissais à travers la mémoire du guerrier maître des clefs, vous savez, le jumeau du sorcier de l’entrepôt, sur la lune de glace.

 

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