Chap 7 : Poursuite – épisode 2 – Extrait

Une fois la zone vérifiée et moi – un peu – calmé, nous nous préparâmes à explorer l’endroit. Fred et Luc s’équipèrent donc de combinaisons, moi, d’un nouveau bracelet de téléportation, puis nous nous rendîmes tous les trois à la surface de la petite lune de glace, laissant Scylla nous superviser depuis la haute atmosphère. Ca me fit du bien d’utiliser mon énergie pour m’adapter physiquement à ce terrain parce que, plus je m’épuisais, moins je réfléchissais. En plus, au-delà du léger soulagement de me dégourdir les jambes, le froid apaisa aussi un peu ma fièvre hargneuse car, sans exagérer, tout mon corps fumait à la manière d’une cocotte-minute en plein hiver. En fait, comme je ne décolérais pas et que j’alternais entre épisodes de dépression et d’hystérie, j’avais parfois l’impression que mon corps allait s’enflammer spontanément ou que mon cerveau allait imploser, et régulièrement, je ne faisais plus la différence entre mes sensations et celles de Caysha – a fortiori avec des visions en plus… Par exemple, j’avais toujours le goût du sang dans la bouche et une odeur de métal brûlé dans le nez.

Néanmoins, malgré mes difficultés de concentration, j’ai aidé les autres à fouiller les épaves et les ruines à la recherche de plans de vol ou de n’importe quel autre élément pouvant nous permettre d’en apprendre plus sur le réseau de contrebandiers ou la Fédération d’Akuartas. Nous y passâmes la journée, à retourner le moindre morceau de métal, le moindre cadavre carbonisé, n’importe quoi susceptible de nous aiguiller. D’ailleurs, autant les autres furent assez prudents dans leurs fouilles – certaines carcasses étaient assez instables – autant, de mon côté, l’expression qui résume le mieux ma ʺ méthode ʺ est le ménage par le vide. Ah ça, j’envoyais tout valser sur mon passage et valait mieux pas rester sur mon chemin. Résultat des courses, au final, mes compagnons couvrirent moins de 0,5% du site, tandis que je retournais littéralement tout le reste, aidé de ma vitesse dix fois supersonique. Mais bon, même très minutieux, tout ce que nous trouvâmes ce sont des épaves parfaitement nettoyées, comme si les pillards avaient pris un soin tout particulier à faire disparaître la moindre trace pouvant relier ce relais au reste de la Guilde. La première fois que j’y étais venu, j’avais déjà ouïe dire que les autorités de la Fédération, sous l’égide d’un certain Gouverneur Général Kiliki, ne plaisantaient pas avec la piraterie. Je ne fus donc que moyennement surpris de voir que toutes traces d’activités compromettantes avaient été effacées de cet endroit. A l’évidence, être un pirate à la solde de la Guilde ne devait vraiment pas être une vocation de tout repos, dans cette partie de l’univers.

Je vais être honnête, même si nous n’attendions rien d’extraordinaire de ces fouilles,  nous fumes quand même très déçus et frustrés de finir bredouilles. En dernier recours, nous décidâmes donc de partir à la recherche de l’épave de la raie Manta volante d’Egoran, que ma sorcière était parvenue à mettre en panne, à environ quatre jours de vol du relais en ruines. Enfin, quatre jours pour ce vieux coucou, dont en plus, nous ignorions la réelle vitesse de pointe, ne voulaient pas forcément dire quatre jours pour nous. Ben oui, pour rappel, notre petite bohème n’était pas prévue pour avancer par propulsion mais par téléportations successives.

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