Chap 6 : La septième – épisode 1 – Extrait

Mine de rien, le mois de juin arriva super vite. La campagne de vaccination/contamination avançait bien, de nouvelles doses étaient même produites chaque jour et expédiées dans la foulée pour soutenir la demande mondiale, et il nous restait moins de quinze jours avant la nouvelle lune – donc avant qu’HECATE ne s’aperçoive de la supercherie. D’ailleurs, vous ai-je dis à partir de quoi ma sorcière avait élaboré son nouveau ʺ vaccin ʺ ? Ça va vous plaire. Elle l’a réalisé à partir de mon sang d’éternel et plus particulièrement, à partir de la forme universelle du parasite garou qu’il contient – j’allais enfin devenir ʺ papa ʺ, non, je déconne. Bon, par contre, nous ne savions pas encore quelle espèce de garou il allait générer – faut dire que je peux me transformer en n’importe quel animal, du coup… –, même si peu importait en fait, l’essentiel étant qu’un maximum de gens soient contaminés – mais nous avions quand même ouvert les paris. En parlant de ça, nous comptions justement sur le chaos généré par la transformation de tous nos nouveaux garous, lors de la prochaine nouvelle lune, pour libérer toutes les créatures encore prisonnières de l’agence et les rallier à notre cause – en gardant les plus dangereuses sous contrôle, comme l’avait fait Caysha depuis le début de sa rébellion. Fred et l’équipe étaient même déjà parvenus à recruter une bonne partie des familles/meutes de garous et vampires historiques, pour nous aider à appuyer l’offensive. Je ne vous le cacherai pas, il fallut régulièrement les empêcher de se taper dessus entre clans – ah, la nature humaine – mais, bizarrement, à la simple mention de leur ennemi commun, ils se calmaient tout de suite – je crois que tout le monde détestait cordialement les Enochiens.

En bref, en à peine quelques jours, ce fut le branlebas de combat au repère, entre les réfugiés et les monstres, tout le monde fut surchargé. Et pourtant, on avait ramené moins de gens que prévu de la prison polynésienne. Eh oui, après décompte, il s’est avéré qu’on avait sauvé moins de mille personnes alors que nous avions à déplorer au moins le double de disparus – rappelez-vous, avant l’épisode du massacre de ma femme, j’avais déjà mille huit cents noms et mon enquête était loin d’être finie. Tout ça, en tenant évidemment compte des trois cents victimes qui ne survécurent pas à leur emprisonnement. Enfin bon, quoi qu’il en soit, nous avions besoin de plus de bras et c’est donc tout naturellement que nous rapatriâmes le reste de notre grande famille auprès de nous. De cette manière, nous faisions d’une pierre deux coups : d’un côté, chaque parent, même un peu éloigné, des membres de notre équipe, vint grossir nos rangs et d’un autre, ils étaient désormais tous réunis dans un endroit parfaitement sécurisé par nos soins.

D’ailleurs, aussi bizarre que ça puisse paraître, la plupart nous ont suivi sans sourciller et furent même heureux de nous prêter main forte, du moins, une fois passée la ʺ petite ʺ surprise de découvrir l’existence de nos amis les monstres… Je vous rassure, comme on était tous embarqués dans le même bateau, nos alliés magiques adoptèrent une attitude exemplaire pour que l’intégration de ces nouvelles recrues se passe au mieux. Et heureusement, parce que Caysha avait beau agrandir sa planque au fur et à mesure des arrivées, l’espace était quand même relativement restreint. Ma belle-mère et mes parents furent si fiers de nous, en apprenant toute la vérité, je ne vous dis que ça – ah les mamans ! Un vrai escadron de secours ! En revanche, il y eu aussi quelques moments crève-cœurs, quand certains refusèrent de nous suivre. On ne pouvait pas non plus les forcer – en fait, si, mais on s’est abstenu – donc nous leur conseillâmes simplement de rester prudents et de se faire ʺ vacciner ʺ au plus vite. Mais même sans eux, au final, on était pas mal nombreux là-dessous et je peux vous garantir que nous fûmes tous mis à contribution. Avec les réfugiés, nous avions beaucoup de blessés et pour l’heure, nous n’avions pas encore de stratégie bien établie concernant l’ʺ après apocalypse ʺ.

Déjà, nous ne savions pas combien de gens allaient survivre et ensuite, nous avions toujours les Enochiens dans la nature. C’était d’autant plus un problème, qu’ils avaient eux aussi leur propre armée à disposition. Mais, encore une fois, Luc vint avec une solution possible : la création d’une ville d’accueil, un refuge sous notre protection, pour tous ceux qui deviendraient des cibles après le 18 juin – soit, à peu de choses près, tous ceux qui auront survécu. C’était pertinent mais comment construire un havre de paix sans savoir qu’elle quantité d’habitations prévoir et surtout, sans attirer l’attention de nos ennemis ? Et là, c’est ma pimousse qui vint avec la solution : commencer à construire cette cité dans la même dimension que celle des usines d’HECATE – pour gagner du temps – et utiliser des architectures simples avec des matériaux renouvelables, que nous pourrions dupliquer par magie, selon le besoin. Ma sorcière savait mieux que quiconque comment aller et venir dans les dimensions, sans que personne ne le sache, et elle savait également comment clôturer les espaces qu’elle exploitait pour dissimuler sa présence et empêcher les visites inopportunes. Du coup, Luc se chargea de dessiner les plans et tous les êtres valides qui n’étaient pas occupés à soigner nos blessés ou à se renseigner sur l’ennemi, s’improvisèrent maçons interdimensionnels, dès le 3 juin.

 

Pour télécharger l’intégralité de l’ouvrage, rendez-vous ici.

Votre panier

Votre panier est vide

Abonnez-vous à notre newsletter

Nos liens partenaires

Si vous aimez nos designs :
scas productions

Si vous voulez acheter d'autres trucs cools :
soazetline

Le blog des petits poètes de l'apocalypse :
ragnavox