Chap 4 : Compagnons d’âmes – épisode 4 – Extrait

Au-delà de savoir qui avait tort ou raison, le fait est que les mécanismes de l’évolution de la vie dans l’univers, depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui, quel que soit le monde considéré, était un paramètre primordial à prendre en compte, pour le choix de notre futur chez nous. Ben oui, si d’infimes variations environnementales avaient pu produire des biosphères aussi variées et aussi différentes de la nôtre, du moins en apparence, il n’était pas exclu qu’un nouveau monde, même habitable sans effort particulier, fasse évoluer les terriens vers quelque chose d’autre, quelque chose d’inédit. Il nous fallait donc analyser les conséquences des variations environnementales sur les biosphères et inversement, celles des biosphères sur leur environnement, pour anticiper les éventuels effets indésirables de notre propre évolution en colonie extraterrestre. Et je ne parle pas uniquement d’évolution au niveau physique ou physiologique, nous devions également prendre en compte et analyser l’impact qu’un nouvel écosystème, combiné à notre passé tumultueux, pourrait avoir sur notre comportement et notre façon d’organiser notre nouvelle vie en son sein. Pour tout vous dire, nous étions si pressés de trouver un nouveau monde à coloniser, que nous avons mis en danger plusieurs équipages de volontaires, des semaines durant, avant même de nous demander si finalement, nos ouranautes étaient bien prêts à y vivre, sans reproduire les schémas destructeurs de leur passé.

La vérité était que nos terriens, bien qu’unis par l’élan de tolérance et d’ouverture d’esprit qui avait soudé leur communauté, avant même le décollage d’Ouranos, avaient encore du chemin à faire pour espérer créer une société stable et pérenne, sur leur futur chez eux. Je veux dire que nombre d’entre eux avaient encore de très mauvaises habitudes, à commencer par nous-mêmes et notre famille, les derniers débordements en terres extraterrestres le prouvant de manière incontestable. C’était un peu comme si le savoir, acquit via nos connexions aux différents mondes ou via nos deux semaines d’observation, était tout ce qu’il y avait à retenir des civilisations extraterrestres et qu’il nous dispensait de nous mettre à l’épreuve de leur regard. Or, pour faire évoluer sa propre perception des choses, il ne faut pas juste observer, quantifier et analyser, il faut également échanger, partager, se confronter… en s’efforçant de ne pas juger, du moins, dans la mesure du possible. Et ça, curieusement, ce ne sont pas nos trois premières vagues d’explorations qui nous l’ont fait réaliser mais bien les enfants de la famille, sur Ouranos – quand je vous parlais de mauvaises habitudes…

 

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