Chap 4 : Compagnons d’âmes – épisode 3 – Extrait

Donc mon beau-frère dirigeait son équipe au sol depuis sa navette Bébé Flemmard, quand celle-ci se fit repérer par un ancien satellite espion ʺ morpiocinelles ʺ.  Ce que ses gars et lui avaient pris pour les restes d’un appareil obsolète était non seulement en parfait état de fonctionnement mais enregistrait également tous leurs échanges radio. Bon, pour le moment, ça ne les avançaient pas à grand-chose dans la mesure où aucun poux extraterrestre n’avait pris Terrien en seconde langue mais ça suffit à attiser leur curiosité et à les faire rappliquer sur site. Nos compagnons ne tardèrent donc pas à se retrouver encerclés, à la fois dans l’espace, par les ʺ cafards-cargos ʺ volants, et au sol, par des troupes en mini-aéroglisseurs de guerre. En voyant débarquer tout ce petit monde, Fred eut un premier bon réflexe et un second très mauvais. D’abord, il rapatria toute son équipe à son bord puis, au lieu de simplement se téléporter hors de portée des ʺ cafards-cargos ʺ, il engagea les hostilités avec eux.

La bonne nouvelle c’est que le bouclier de sa navette fonctionna très bien et que l’énergie des attaques ennemies, emmagasinée et réorientée vers ses adversaires, permit à Fred de répliquer avec la même force. En revanche, en s’obstinant à répondre à l’agression plutôt que de fuir la confrontation, il attira de plus en plus de monde et se retrouva donc vite au milieu d’une mêlée de vaisseaux spatiaux, appartenant aux différentes reines. Là, on aurait pu se dire qu’un ennemi commun aurait enterré la hache de guerre entre elles, eh bien non. A peine arrivée, elles commencèrent à se disputer le privilège de descendre Bébé Flemmard – incroyablement stupide mais vrai. Toutes avaient des équipements équivalents et ne subissaient que des dégâts gérables mais à force de tirer sur la corde, certaines finirent par fatiguer leur défenses, au point de ne plus pouvoir encaisser les tirs adverses. Pris dans cette nasse de folles en mal de bataille, mon cher beau-frère réalisa bien vite son erreur mais trop tard. Avant qu’il ne puisse donner l’ordre d’évacuer la zone, un des cargos explosa, ce qui déclencha une réaction en chaîne, détruisant tous les vaisseaux à proximité et l’envoyant lui et ses compagnons sur la planète poubelle, à pleine vitesse – les dangers de l’orbite basse.

Toujours protégés par le bouclier de leur vaisseau, ils s’écrasèrent en plein sur la cité antique dont ils avaient débuté l’exploration, détruisant au passage une bonne partie des troupes ʺ morpiocinelles ʺ qui avaient été dépêchées sur place. L’énorme cratère ouvert par leur chute mit au jour trois autres villes en ruines, enterrées en couches successives, sous la première. Et peu après l’impact, une partie de la structure, déstabilisée par le choc, s’effondra sur Fred et son équipage, qui se retrouvèrent à leur tour enterrés. Et comme si ce n’était pas suffisant, avant même que les ʺ morpiocinelles ʺ rescapées ne pensent à appeler du renfort, des troupes ennemies débarquèrent et entamèrent une bataille épique tout autour du cratère. Elles ne savaient pas pourquoi elles se battaient mais visiblement, ça n’avait pas une grande importance. Pour résumer, entre le moment où le frangin s’est fait repéré et le moment où ses gars et lui se retrouvèrent sonnés sous plusieurs tonnes de ruines, en tout et pour tout, il ne s’était écoulé que neuf minutes – un record, même pour lui.

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