Chap 2 : Humilité – épisode 2 – Extrait

Nous savions que nos bonshommes cramoisis seraient en mesure de vérifier l’activité thermique à l’intérieur de la structure invisible, du coup, nous ne remontâmes pas à bord de notre navette tout de suite. C’était d’autant plus problématique que nos réserves d’oxygène commençaient à se faire rares – ça faisait déjà sept bonnes heures qu’on se baladait – et qu’on était de l’autre côté de leur soleil, donc à un peu plus de deux unités astronomiques, en ligne droite. Bon, l’avantage de la téléportation c’est qu’on évite les détours, mais dans le cas présent, il allait surtout falloir qu’on économise nos forces, parce que si nous devions en plus utiliser nos pouvoirs pour prolonger notre présence sur place, le retour risquait d’être difficile. Sans parler du fait que nos bracelets de secours étaient capables de nous téléporter loin, mais quand même pas au point de rivaliser avec les capacités de ma femme dans ce domaine. En bref, après avoir trouvé un coin d’ombre, ce qui n’est pas le plus facile dans un désert, Caysha mit sa combinaison en mode protection solaire, se transforma en vampire et me transféra ce qui lui restait d’air. De mon côté, je me transformais en écureuil pour pouvoir me mettre en hibernation et économiser l’oxygène. Et nous restâmes là, à attendre que nos chapardeurs de vaisseau aient fini de jouer avec le nôtre.

Pour encore économiser un peu plus notre énergie, nous abandonnâmes l’idée de les surveiller par projection astrale et activâmes simplement la vidéo des caméras de notre coque, dont nous projetâmes les images sur les visières de nos casques. Ensuite, le temps passant lentement, d’autant plus quand on n’a rien à faire et que son cerveau est en constante ébullition, je sentais bien, malgré mon roupillon, que ma sorcière s’impatientait d’heure en heure. Elle se tâtait même à nous ramener directement sur Ouranos, quitte à retourner chercher notre navette plus tard. Cependant, le ʺ vaisseau père ʺ se trouvant encore au-delà de la planète fermière, ça nous aurait fait plus de cinq unités astronomiques à parcourir et là, même si, en joignant nos forces, notre record était de six et demi en un seul bond, on serait arrivé si crevé que ça aurait pu être dangereux pour l’équipage. Ben oui, même entouré d’énergie gravitationnelle, due à tous les objets célestes environnants, il faut un peu de temps pour récupérer d’une telle dépense énergétique, c’était donc un coup à faire s’évanouir tout le monde à bord. En conséquence, elle se résigna à attendre, encore et encore. D’ailleurs, pour l’y aider, tout poste de commande se relaya pour lui occuper l’esprit, enchaînant des parties d’échec, de dames, de cartes… par écrans interposés – c’est pratique les visières écrans.

Malheureusement, à notre grand dam, même quand leur cloche de fin de journée sonna, nos ʺ caméléons ʺ étaient encore trop excités par leur découverte, pour s’en retourner dans leurs quartiers…

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