Chap 11 : L’arche des cieux – épisode 2 – Extrait

Dans d’autres circonstances, ça n’aurait pas vraiment posé problème à ma pimousse mais avec leurs satanées munitions explosives, le bouclier de son bracelet se déploya ce qui la délogea de son perchoir plutôt brutalement. Et comme elle était déjà crevée, elle eu juste assez de forces pour ralentir un peu sa chute mais pas pour s’épargner les contusions qui accompagnent ce genre de descentes. Surtout qu’elle atterrit en plein sur une pelleteuse qui, comme vous devez vous en douter, eut beaucoup moins mal qu’elle. Les gardes n’eurent donc plus qu’à venir la ramasser avec des fusils à tranquillisants. Et comble de malchance, devinez un peu qui était à leur tête ? Eh oui, notre ami Sébastien, l’ex-faucheuse, trop heureux d’avoir une seconde chance d’assouvir sa revanche. Bon, ma femme est une tête de mule mais pas au point de ne pas reconnaître ses erreurs – enfin, tout dépend du contexte. Du coup, quand elle comprit qu’ils allaient se servir d’elle comme appât, elle ouvrit grand son esprit pour me communiquer tout ce qui pouvait me servir à la sortir de là, sans perte et fracas – du moins, pour nous. Evidemment, je m’étais réveillé en sursaut en ressentant sa chute et j’étais déjà en train de m’habiller quand elle utilisa ses dernières forces pour me conseiller de ne pas foncer dans le tas – il faut dire que nos ʺ pires des pires ʺ m’attendaient de pied ferme. A l’en croire, je pouvais même prendre mon temps, estimant que ses blessures n’étaient pas  » si graves  » – ben voyons et sans même parler de ce que pouvait lui faire les autres abrutis…

 

Voix flottante de Caysha : ʺ C’est à se demander pourquoi c’est toujours sur moi que ça tombe… ʺ

Voix de Vinsen : ʺ Dans ce cas-là, tu devrais plutôt dire : ʺ Pourquoi c’est toujours moi qui tombe ? ʺ … ʺ

Voix flottante de Caysha : ʺ Ah ! Ah ! Ah ! Fais ton malin. N’empêche que c’est presque toujours moi qui me retrouve en galère, sans rien faire. ʺ

Voix de Vinsen : ʺ Attends, ʺ Sans rien faire ʺ ? C’est une blague ? Qui s’est mise à découvert sur un engin ultra surveillé ? C’est moi peut-être ? ʺ

Voix flottante de Caysha : ʺ Je te cause plus. ʺ

 

Comme d’habitude, je suivis l’évolution de la situation par télépathie, en attendant de pouvoir intervenir sans risque. Sébastien n’était pas né de la dernière pluie, il avait beau avoir perdu ses pouvoirs de faucheuse, il n’en restait pas moins capable de jouer les sorciers. En plus, il connaissait mes points faibles et j’avais moyennement envie de me retrouver piégé par je ne sais quel sort ou potion. Surtout qu’il savait que chaque envoûtement ne fonctionnait qu’une seule fois sur moi – sale bête ! Tout ça pour dire que j’y suis allé prudemment. Caysha fut emmenée dans l’ancien bureau du commandant de la base où ils la retinrent, entourée d’une dizaine de gardes pointant leur arme sur elle, tout en restant à bonne distance. C’était assez drôle de les voir frémir à chacune de ses respirations et je suis sûr que malgré ses blessures, elle adorait faire flipper tous ces grands gaillards. D’un autre côté, ils avaient eu de la chance, elle était blessée et vidée, oui, mais comme elle ne m’avait pas quitté depuis très longtemps, elle contrôlait encore son manque énergétique, ce qui leur épargna de finir momifiés – enfin, pour l’instant. Néanmoins, je peux vous assurer que les deux gars qui furent chargés de l’attacher sur une chaise roulante téléguidée, eurent des sueurs froides à cette idée. Ah ça, je n’ai jamais vu quiconque s’acquitter d’un ordre aussi vite… En revanche, malgré les tranquillisants qu’ils lui injectèrent, je sentais qu’elle souffrait quand même pas mal et qu’elle n’allait pas pouvoir faire bonne figure bien longtemps.

Sébastien savait également qu’elle pouvait perdre pied n’importe quand et dans l’espoir de retarder un peu l’échéance, envoya donc l’un de ses hommes chercher une infirmière avec un défibrillateur portable. Peut-être espérait-il que quelques watts d’électricité allaient permettre à ma sorcière de ne pas momifier tous son staff, le temps que j’arrive, mais le fait est que je n’aurais pas laissé la situation en arriver là, de toute façon, Caysha en aurait trop souffert. Enfin bref, en attendant que son gars revienne, il se tint à l’abri derrière le cercle d’armes, en compagnie de ses trois ʺ grands patrons ʺ, arrivés sur ces entrefaites. Ils n’avaient pas l’air très rassuré, tous autant qu’ils étaient, mais faisaient tout pour paraître décontractés. Le russe se fendit même d’une ou deux vannes sexistes à l’attention de ma pimousse mais tout ce qu’il parvint à faire fut d’augmenter le niveau de nervosité ambiant, quand elle lui répondit par le regard glaçant dont elle a le secret. A dire vrai, ses potes et lui avaient déjà eu de la chance de s’en sortir indemnes, après notre dernière confrontation – merci aux boucliers garous, morts à leur place – donc là, valait mieux pas trop faire son malin parce que ma femme commençait sérieusement à en avoir marre de ces conservateurs.

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