Chap 10 : Mobilisation générale – épisode 3 – Extrait

Pour en revenir à notre tour du monde, les tests furent terminés en fin de journée et mis à part quelques bugs vite réparés, rien n’empêchait plus notre bijou géant d’entamer son voyage inaugural. Nos divers stocks furent donc téléportés à bord, nos compagnons prirent place avec leurs affaires et Caysha et moi fîmes s’effondrer la base sur elle-même, comme pour lui dire adieu. Bon, je vais être honnête, nous épargnâmes nos appartements et la fameuse cave où se trouvait notre moteur, parce qu’on allait continuer d’y téléporter discrètement les trouvailles qui allaient bientôt agrémenter l’intérieur de notre futur mini vaisseau personnel. Pour l’heure, à bord du monstre, l’environnement confiné était dépourvu de toute végétation mais nos prélèvements dans la nature allaient vite y remédier. Durant les trois semaines à venir, mon rôle serait donc essentiellement de répertorier les écosystèmes terrestres, de déterminer lesquels nous allions pouvoir reproduire sur notre surface artificielle et ceux que nous allions devoir magiquement miniaturiser dans des vivariums, pour gagner de la place, et éventuellement, d’aider ma sorcière à les téléporter à bord. Ben oui, pour l’instant, notre monstre était relativement léger mais une fois rempli de tout ce que nous devions emporter, miniaturisé ou pas, ça n’allait plus du tout être la même histoire. Ah ça, on allait enfin voir si notre moteur antigravitationnel tiendrait le choc, ou pas – l’épreuve du feu au sens propre.

De la même façon, le rôle de ma pimousse n’allait pas simplement se limiter à téléporter et à miniaturiser des écosystèmes, entre deux diagnostiques techniques. En effet, dès le départ confirmé, elle entreprit de numériser le plus d’œuvres possible, d’inventorier le plus de trésors historiques possible et de déterminer, en fonction de leur poids/volume, lesquels nous pourrions emporter ou non – c’était d’autant plus crève-cœur qu’elle aurait voulu tout sauver. Et là, je ne parle pas uniquement de livres rares ou d’objets archéologiques majeurs, je parle également de certains monuments. L’avantage étant que, pour ces derniers, nous pouvions mêler l’utile à l’agréable en les transformant en habitats pour la future faune et flore miniaturisées, un peu comme les petits châteaux dans les aquariums. Enfin, pour le moment, nous devions surtout nous reposer quelques heures car le stress du lancement nous vida un peu, psychologiquement parlant.

Nous devions faire attention, notre vaisseau à vide – enfin, sans passager, quoi – faisait déjà presque treize milliards de tonnes et pour garder de la marge, compte tenu de la capacité estimée du moteur, nous ne voulions pas dépasser les quinze milliards – nous pouvions aller jusqu’à vingt mais on n’était pas gourmand à ce point. Rendez-vous compte, comparativement, il était dix milliards de fois plus léger que l’Empire State building, si ce dernier avait fait la même taille – bon, en même temps, on n’a pas du tout utilisé les mêmes matériaux, mais quand même. Notre surface artificielle faisait en tout mille kilomètres carrés, ce qui était aussi extrêmement limité. Donc, pour être sûr d’avoir un parc représentatif de la surface terrestre, les différents environnements choisis devaient être communs et répandus. Et pour les écosystèmes uniques ou trop fragiles, les très gros spécimens et les merveilles architecturales monumentales, direction nos aquariums/vivariums/terrariums… magiques, après un nettoyage en règle – ben oui, on n’allait pas emmener des environnements pollués avec nous, non plus ! Ils allaient ainsi être préservés dans de véritables musées vivants, tapissant les murs de chaque couloirs du vaisseau.

 

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